L'AJAR, Vivre près des tilleuls

Flammarion, 2016

​Esther Montandon écrit une sorte de journal, elle a vécu le pire, la perte de sa petite fille. Elle était écrivain, “était” parce qu’un tel drame peut tout enterrer sur son passage. Le journal parait à titre posthume.​ Il porte le beau titre de Vivre près des tilleuls, et c’est un magnifique récit, une belle écriture.

Magnifique récit que celui d’une auteure ​fictive ​en vérité, belle​·s​ écriture​·s​ que celle·s​ du collectif AJAR qui regroupe dix-huit jeunes auteur·es, dont l’une témoigne de​ « l’infiniment plus que moi, le tellement plus que nous ». ​Un livre au delà de la vaine question de la fiction et de la vérité. « La littérature n’est pas le contraire de la vérité. C’est en passant par la littérature que l’on s’approche de la vérité », explique l’éditrice chez Flammarion.

Cette expérience artistique m’a fascinée, j’ai cherché bien sûr les différences d’écriture, les similitudes aussi puisqu’il y a bien plus de chapitres que d’auteur·es. Des différences il y en a, mais elles sont à l’avantage du tout, dans le plaisir des rythmes singuliers, souvent celui des temps du récit ou des points de vue, à la fois si variés et finalement si cohérents. Peut-être comme tout·e lecteur·trice, je me retrouve davantage encore dans cette narratrice multiple, multiple que je suis moi aussi, selon les jours, la lumière, unique en tel instant, puis diffractée pour un moment, selon l’heure du jour, ou de la nuit, la couleur du ciel ou celle tout intérieure, selon l’endroit d’où je vis ou d’où je lis.

Quel baume sur les affres des égos si grandement dimensionnés dans LE monde des Ecrivain·es !

Agnès Jobin, 28.11.2016

Le souffle du Prix Nobel

Bod Dylan a 21 ans lorsqu’il couche sur le papier les paroles de Blowin’ in the Wind. En 10 minutes dans un café newyorkais, si l’on en croit la légende. L’année suivante, en 1963, sur l’estrade-même où Martin Luther King prononça “I have a Dream”, Peter, Paul and Mary interprétèrent cette chanson, pour en faire l’un des hymnes du Mouvement des droits civiques aux Etats-Unis. Jeune militant, Bob Dylan participa aussi à la Marche sur Washington, en interprétant deux titres en compagnie de Joan Baez.

Blowin’ in the wind

How many roads must a man walk down
Before you call him a man?
Yes, ‘n’ how many seas must a white dove sail
Before she sleeps in the sand?
Yes, ‘n’ how many times must the cannon balls fly
Before they’re forever banned?
The answer, my friend, is blowin’ in the wind,
The answer is blowin’ in the wind.

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L'expo reprend du service

Notre station-service a établi ses quartiers au CO de La Tour de Trême jusqu’au 22 décembre 2016.
Quand arrivera le temps où l’hiver lui-même en aura marre de ses frimas, l’expo s’en ira à
Limoges (F), du 18 février à fin avril 2017.

Puis, les réservoirs pleins à bloc, LA POESIE, CA CARBURE! reprendra la route vers de nouveaux horizons. Offrez-lui le gîte le temps de quelques semaines!

Plus d’infos dans le dossier de location et sur cette page.

Pssst! L’expo est répétoriée sur le site du Printemps des Poètes.

L'exposition a fait le plein

LA POESIE, CA CARBURE! a fermé ses portes jeudi 24 mars 2016 après trois mois à plein régime à l’Espace 25, sis sur le boulevard de Pérolles à Fribourg. “Plus de 3000 visiteurs (dont 96 classes) sont venus s’imprégner de poésie, s’exprimer sur leur rapport à la poésie et découvrir poètes et poésies hors des clichés habituels”, se réjouit Agnès Jobin de l’association Semaines de la lecture, qui a mis sur pied l’exposition.

La poésie “semble être descendue de son piédestal, jusque dans la rue où les habitants ont apprécié les quatre semaines d’affichage de vers poétiques en ville de Fribourg”, relèvent les organisatrices. L’exposition est déjà réservée pour la manifestation du Printemps des poètes, en France. Ses organisatrices espèrent qu’elle trouvera aussi preneur en Suisse.

Brève parue dans La Liberté, le 30.03.16.